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by leniod | created - 19 Mar 2012 | updated - 05 Jun 2016 | Public
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1. Life Is a Bed of Roses (1983)

PG | 110 min | Drama, Comedy, Musical

Three intertwined tales. On the eve of the First World War, Count Forbek starts to build a fantastic castle in the Ardennes forest. After the war he uses it to start a utopian society by ... See full summary »

Director: Alain Resnais | Stars: Vittorio Gassman, Ruggero Raimondi, Geraldine Chaplin, Fanny Ardant

Votes: 751

En fait 3 courts sur l'idéal, l'enfance et l'éducation. Deux moyens qui sont bien (quoique parfois un peu trop à droite ou pro-libération sexuelle, vive les forts qui écrasent les faibles), mais se terminent trop tôt, après quarante minutes.

Et un plus court, sur des rêves d'enfant, avec des décors d'Enki Bidal.

Passages chantés à la Demy, grande liberté à la Rivette ou à la Tanner de l'époque.

Contrairement à la plupart de ses précédents films, Resnais l'a fait sans collaborateur, sauf un scénariste, mais bon donc préférer "Je t'aime, je t'aime" et "Mon oncle d'Amérique". J'ai confondus ces trois films pendant une douzaine d'années.

En fin de compte, pas totalement abouti, mais quand même il y a de chouettes trucs par ci par là. C'est quand même du Resnais. Même si mineur.

2. Get Out Your Handkerchiefs (1978)

R | 108 min | Comedy, Drama, Romance

A worried husband finds a lover for his depressed wife, but she falls in love with a bullied thirteen-year-old math prodigy and wants to have the boy's baby.

Director: Bertrand Blier | Stars: Gérard Depardieu, Carole Laure, Patrick Dewaere, Michel Serrault

Votes: 3,155

Sans doute le meilleur Blier. Un extraordinaire souvenir d'enfance (et ce n'est pas étonnant pour plusieurs raisons, dont une très personnelle). Malheureusement, un peu vulgaire, surtout dans la première moitié et problèmes de scénario dans la seconde moitié, pas vraiment important mais dommage quand même. Serait intéressant d'en faire un remake plus sobre.

3. Bab Al-Sama Maftuh (1989)

107 min

In this Sufi tale, Nadia, a young Moroccan emigre returns from Paris to Fez to visit her dying father. At his funeral, she is overcome by the voice of Karina chanting the Koran. A powerful ... See full summary »

Director: Farida Benlyazid | Stars: Chaabia Laadraoui, Eva Saint-Paul, Zakia Tahri

Votes: 33

Une bourgeoise marocaine retourne chez elle et devient religieuse à sa manière, jusqu'à ce qu'elle rencontre un grand bourgeois comme elle. Plein d'énormes clichés ridicules, hyper-naïf, kitsch et surtout islamiquement très douteux. Ce film est le caprice d'une bourgeoise. Énervant car il y a quand même de belles lectures du Coran. Tendance souffi semble-t-il. À sérieusement éviter !

4. A Thousand and One Hands (1973)

90 min | Drama

In Morocco, an old dyer and his young son Miloud work transporting wool packs. So begins this story in the hands of thousands of old men, women and children involved in meticulous weaving carpets.

Director: Souheil Ben-Barka | Stars: Abdou Chaibane, Mimsy Farmer, Si Ahmed, Aicha El Ghazi

Votes: 43

Femis, Nouvelle vague des pays d'Europe de l'Est (avec ses bobines légèrement teintées (J'ai vu une copie 35mm sous-titrée en anglais de 2004), film brésilien.

Même s'il a hérité depuis deux ans des terres de son père, il préfère rester à Casablanca, une grande ville qui ne lui offre pourtant pas d'opportunité, plutôt que de retourner s'isoler à la campagne.

D'origine paysanne, il fut très bon élève, a étudié et est resté à Casablanca où il travaille depuis une douzaine d'année. Son emploi subalterne ne lui permet que la modeste survie et quelques petits passe-temps, et il cherchera donc (en vain) un travail plus épanouissant et mieux valorisé, afin d'enfin construire, fonder un foyer.

Il tente de séduire une jeune femme. Cette jeunesse, influencée par les moeurs français?? et le féminisme, semble tâtonner, redéfinir, fort maladroitement, les rapports entre les sexes.

Casablanca est un personnage très important du film, comme l'était dans le film brésilien. C'est aussi le portrait d'une classe moyenne marocaine, aujourd'hui transformée, qui dansait le slow, lisait Ian Fleming et appréciait les westerns spaghetti.

Le Diable probablement...

Bresson, Brecth, Marx, lutte des classes

Hiérarchie et hypocrisie post-coloniale

splendide scène d'enterrement

Description clinique de l'injustice, contraste entre l'harmonie de la civilisation représentée par une famille saine et la perversion incarnée par l'épouse d'un bourgeois cosmopolite jouée par l'icône érotique du cinéma italien, redoutable symbole du libéralisme libertaire diabolique, son alcool, sa fornication et son exploitation des masses au profit des caprices de quelques sinistres et ridicules rapaces, conséquence de leur héritage économique, soldats inhumains du grand capital, de l'impitoyable mondialisation.

doublage désastreux

assistant de pasolini

Mimsy Farmer "4 mouches de velours gris " (1971) de Dario Argento "Il profumo della signora in nerf" (1974) de Francesco Barilli, un des meilleurs gialli, "Macchie solaire/Frissons d'horreur" (1975) un autre excellent giallo d' Armando Crispino "La traque" (1975) le chef d'œuvre français du survival du trop oublié Serge Leroy

Musique très pathétique, sample d'Annie Moricone "Il était une fois dans l'Ouest".

Rejoint mes intérêts principaux, pourtant parfois contradictoires : les nobles valeurs de l'Islam, l'art coloré intégré à l'environnement urbain, la lutte des classes et le cinéma d'exploitation italien des seventies.

Il s'agit donc du film ultime, avec mf de pk. Le c étant mort, je consacrerai le reste de ma vie à éviter l'enfer où, dit-on, l'on projette du Dardenne Bros pendant l'éternétiné. Et c'est long l'énertiné, Surtout avec les Dardenne.





autre film (il faut retrouver le titre) :

Joli portrait de Tanger œuvre de propagande à la gloire de la "‪Moudawana‬" du roi Mohammed V, réforme du droit de la famille.

J'ai toujours été étrangement attiré par Tanger et ses femmes. Malheureusement, le film milite pour le pouvoir en place au moment de sa réalisation et tient un propos confus et malsain sur l'Islam

5. Nana (1926)

Not Rated | 150 min | Drama, Romance

When the vivacious and beautiful Nana bombs at the Théâtre des Variétés, she embarks on the life of a courtesan, using her allure and charisma to entice and pleasure men.

Director: Jean Renoir | Stars: Catherine Hessling, Pierre Lestringuez, Jacqueline Forzane, Werner Krauss

Votes: 641

Personnages trop peu développés, mauvais muet conventionnel, trop mélodramatisé.

Quelques mouvements de caméra et une belle scène d'humiliation par la garce, annonciateurs de "La chienne". D'autres éléments annoncent, entre autres, "La règle du jeu".

L'actrice, femme de Renoir à l'époque, n'est pas très crédible (elle était un modèle du père.)

6 + 1 (on voit les poils -mal rasés- sous les aisselles de Danielle Darrieux. C'est bref quand même -deux fois une demi-seconde-, mais exceptionnel !)

Henri Decoin n'est pas un bon réalisateur. Encore trois ans plus tard, il ne met même pas vraiment en valeur sa femme Danielle Darrieux dans "Retour à l'aube" (1938), une sorte de rip-off lourdement parlant et lourd de "L'aurore" de Murnau.

À noter que le succès de Darrieux daterait de "Mayerling" en 1936.

7. Experiment in Evil (1959 TV Movie)

TV-PG | 95 min | Drama, Horror, Sci-Fi

Mr. Joly, doctor Cordelier's lawyer, is amazed to discover that his client and friend leaves his possessions to a stranger, Opale, a sadistic criminal. He needs this man to prove that people's behavior can be adjusted at will...

Director: Jean Renoir | Stars: Jean-Louis Barrault, Teddy Bilis, Sylviane Margollé, Jean Bertho

Votes: 892

Très petit budget tourné rapidement (téléfilm).

Les acteurs jouent mal (surjouent), bavard, mise en scène et rythme soporifique. Surtout des intérieurs peu variés.

Mais quand même une curiosité qui a un certain charme, principalement grâce à la voix de Jean Renoir.

Quand même loin de la qualité de "Les yeux sans visage" de Franju.

8. The Serpent and the Rainbow (1988)

R | 98 min | Fantasy, Horror

64 Metascore

An anthropologist goes to Haiti after hearing rumors about a drug used by black magic practitioners to turn people into zombies.

Director: Wes Craven | Stars: Bill Pullman, Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield

Votes: 20,511 | Gross: $19.60M

Intéressant pour sa mise en scène dans d'exceptionnels décors naturels forts (Haïti pendant la révolution). Malheureusement il y a trop de personnages secondaires, pas mal de confusion, les personnages principaux ne sont pas particulièrement attachants et ils faut bien avouer que le film paraît plus long. Beaucoup de cauchemars, des longueurs, j'ai souvent décroché. En surplus : une scène d'amour très kitsch. Un gros huit.

Revoyant la même copie au même endroit trois ans plus tard, en décembre 2015, j'ai cette fois trouvé la mise en scène sauvage, comme dans "La dernière maison sur la gauche" (1972), mais surtout brouillonne et malsaine dans cette version d'exploitation à la "Cannibal Holocaust", un peu mondo, de "Les maîtres fous" de Jean Rouch, une adaptation d'un livre d'un explorateur américain enquêtant sur le phénomène des zombies à Haïti, prétexte pour revenir à la source pré-romero du film de zombie : le vaudou haïtien. Une très désagréable soupe de musiques populaires latino-africaines, de catholicisme et de sorcellerie, avec un Américain tête à claque, jalousé par un dignitaire du régime qui lui fait peur (en lui clouant le scrotum sur une chaise), mais l'Américain n'a pas les testicules sensibles, il est très courageux et reste à Haïti pour faire monter le cours de l'action d'une entreprise pharmaceutique, administrée par Michael Gough (il jouera l'Alfred de la série des quatre Batman qui suivront). L'agaçant beau gosse est aidé par une jolie Noire du coin et, après la conventionnelle demi-heure de conflits (inspiré par la screwball comedy), ils finissent pas baiser. Le spectateur doit alors longuement supporter les grimaces de jouissance de la femme libérée, filmées au ralenti. Ils passent leur temps à fabriquer de la poudre à faire des zombies, cela patine, cela patine, cela patine, ... Les problèmes de rythmes s'accumulent. Après une vaillante lutte contre le sommeil, je me suis endormi et me suis réveillé au générique. Cherchant la fin sur le Net, je finis par me rappeler que cela se termine lamentablement en eau de boudin, de manière grotesque et ridicule.

8

9. The Mummy's Hand (1940)

Approved | 67 min | Adventure, Fantasy, Horror

An ancient mummy is revived to destroy the invaders of the 3,000 year-old tomb of an Egyptian princess.

Director: Christy Cabanne | Stars: Dick Foran, Peggy Moran, Wallace Ford, Eduardo Ciannelli

Votes: 3,036

Ce n'est pas une suite de "La momie" de 1932, mais le premier film d'une nouvelle série de quatre films. Celui-ce serait le meilleur des quatre, la formule se répétant de façon monotone dans ses suites, selon les rares qui les ont vus.

Exotisme hollywoodien de série B. Scénario de type b.d. ou série télé. Petit budget. Comédie d'horreur. Décors US, surtout de studio. Produit populiste destiné au peuple américain (ne s'adresse pas à l'élite.)

6 + 1 (vu à la Cinématek en contretype 35, sans sous-titre.)



La première version de 1932 était beaucoup plus classieuse et élégante. Entre autres au niveau des mouvements d'appareils et du jeu des acteurs.

Même si comme le disait déjà le chroniqueur de La Libre Belgique à l'époque, ce fantastique ne vaut pas ceux de Murnau ou Fritz Lang. Mais il y avait Boris Karlof parfaitement maquillé. Celui-là valait 9.

10. The Boy Who Cried Werewolf (1973)

PG | 93 min | Horror

A young boy visits his father in a secluded cabin; the father is attacked by a werewolf and becomes one himself every full moon. However, the boy constantly tries to warn others, but no one will believe him.

Director: Nathan Juran | Stars: Kerwin Mathews, Elaine Devry, Scott Sealey, Robert J. Wilke

Votes: 531

Film de loup-garou presque destiné aux enfants. Réalisation de niveau téléfilm. Personnages caricaturaux, dont des hippies chrétiens de mauvaise b.d. Jolis décors naturels de montagne. Quand même un feeling du début des seventies qui donne du charme.

(Dernier film de Nathan Juran - "Attack of the 50 Foot Woman" en 1958, "Les premiers hommes dans la lune" en 1964, qui a fait également beaucoup de télé.)

11. The Invisible Man's Revenge (1944)

Unrated | 78 min | Horror, Sci-Fi

An eccentric scientist helps a fugitive from the law become invisible, unwittingly giving him the power to exact revenge on his former friends.

Director: Ford Beebe | Stars: Jon Hall, Leon Errol, John Carradine, Alan Curtis

Votes: 1,528

L'ai vu à la Cinémathèque en (sans doute contretype) sans sous-titre, en ayant lu auparavant le scénario du "Retour de l'homme invisible" de 1940 avec Vincent Price. (J'ai confondu les films à cause de la présentation confuse de la cinémathèque.)

J'ai eu du mal à suivre le scénario pour cette raison, mais aussi car il est bizarre, inhabituel (ce qui peut être considéré comme une défaut ou une qualité) : Difficile en fin de compte de déterminer qui est gentil, le héros, ou s'il y a des gentils dans cette histoire. Pas de personnages sympas pour qui s'inquiéteraient les spectateurs.

Inventif et original pour une énième (troisième "suite") suite (qui, en réalité, n'en est pas vraiment une.)

Énormes coïncidences dans le scénario.

Les effets spéciaux sont "visibles", mais cela conserve aujourd'hui une charme artisanal. J'ai lu que les effets sont moins bons dans ce quatrième film qui aurait reçu un plus faible budget par rapport aux précédents.

8+1

12. The Phantom of the Opera (1925)

Passed | 93 min | Horror

A mad, disfigured composer seeks love with a lovely young opera singer.

Directors: Rupert Julian, Lon Chaney, Ernst Laemmle, Edward Sedgwick | Stars: Lon Chaney, Mary Philbin, Norman Kerry, Arthur Edmund Carewe

Votes: 15,180 | Gross: $0.72M

Historiquement, un jalon du film d'horreur.

Réalisé suite au succès de "The Hunchback of Notre Dame" (1923) avec Lon Chaney.

Vu en v.o. sans sous-titre à la cinémathèque et en copie médiocre 16mm des années '60 Universal's "Show-At-Home" pour "home" et "interdite aux salles de cinéma". Avec seulement la scène de bal en couleur rouge. Et du piano improvisé.

Magnifiques images monumentales, mais plusieurs scènes quand même un peu convenues et chiantes.

Un petit 10.

À revoir dans de meilleures conditions.

13. The Hunchback of Notre Dame (I) (1923)

Passed | 133 min | Drama, Horror, Romance

In fifteenth century Paris, the brother of the archdeacon plots with the gypsy king to foment a peasant revolt. Meanwhile, a freakish hunchback falls in love with the gypsy queen.

Director: Wallace Worsley | Stars: Lon Chaney, Patsy Ruth Miller, Norman Kerry, Kate Lester

Votes: 4,354 | Gross: $2.22M

Superproduction, premier grand rôle de Lon Chaney qui y a laissé une partie de sa santé (jambes, yeux).

L'histoire est très over the top (peuple des égouts, Cour des miracles fantasmée, etc.)

Vu en 2013 à la Cinematek la version française 16mm. Mais en 2005 le restaurateur américain David Shepard avait retrouvé une copie 35mm intacte, intégrale et teintée, diffusée depuis par Arte.

14. Slaughterhouse-Five (1972)

R | 104 min | Comedy, Drama, Sci-Fi

A man named Billy Pilgrim tells the story of how he became unstuck in time and was abducted by aliens.

Director: George Roy Hill | Stars: Michael Sacks, Ron Leibman, Eugene Roche, Sharon Gans

Votes: 11,372

Attention, ce film n'est pas d'anticipation et, en réalité, très peu SF.

C'est plutôt une version US réussie du cinéma de Resnais au niveau montage et, également, kitsch populaire.

À replacer dans le contexte de la guerre du Vietnam.

(petit) 9

15. The Sugarland Express (1974)

PG | 110 min | Crime, Drama

65 Metascore

A woman attempts to reunite her family by helping her husband escape prison and together kidnapping their son. But things don't go as planned when they are forced to take a police hostage on the road.

Director: Steven Spielberg | Stars: Goldie Hawn, Ben Johnson, Michael Sacks, William Atherton

Votes: 13,992 | Gross: $7.50M

Road movie typique de l'époque, réalisé sans génie mais sympa. Très américain et du placement de produit.

9

16. The White Ribbon (2009)

R | 144 min | Drama, History, Mystery

82 Metascore

Strange events happen in a small village in the north of Germany during the years before World War I, which seem to be ritual punishment. Who is responsible?

Director: Michael Haneke | Stars: Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch, Ulrich Tukur

Votes: 63,347 | Gross: $2.22M

Techniquement le meilleur du cinéma européen d'auteur, mais aucun plan génial. L'intrigue est intéressante, presque bunuelienne (c'est Jean-Claude Carrere qui scénariste), mais la fin frustre (les énigmes ne sont pas résolues par la fin ouverte). Le rapport avec l'origine du nazisme semble une prétention douteuse, ce n'est pas très limpide.

8

17. Amour (2012)

PG-13 | 127 min | Drama, Romance

94 Metascore

Georges and Anne are an octogenarian couple. They are cultivated, retired music teachers. Their daughter, also a musician, lives in Britain with her family. One day, Anne has a stroke, and the couple's bond of love is severely tested.

Director: Michael Haneke | Stars: Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert, Alexandre Tharaud

Votes: 85,696 | Gross: $6.74M

Scénario et dialogues trop mécaniques (surtout avec Isabelle Huppert).

Énervant car situé dans un milieu trop haut-bourgeois et éloigné des valeurs de l'Islam.

Avec placement de produit et figurants mal choisis et négligemment dirigés.

Ne soutient pas la comparaison avec le chef-d'œuvre de Pialat "La gueule ouverte".

7 (8-1)

18. Pattes blanches (1949)

92 min | Drama

An eccentric man (Paul Bernard) endangers himself when he makes advances toward the girlfriend (Suzy Delair) of a saloon keeper (Fernand Ledoux).

Director: Jean Grémillon | Stars: Suzy Delair, Fernand Ledoux, Paul Bernard, Arlette Thomas

Votes: 185

Attention, le film devait au départ être dirigé par son scénariste Jean Anouilh.

Deux gros problème :

1) Le personnage principal est toujours très habillé impeccablement, alors qu'il est fauché et n'a pas de ménagère.

2) Le scénario est hyper-construit, une unité théâtrale avec trop de personnages dans la passion au même moment, ce qui donne un aspect artificiel. De plus, c'est mal équilibré, puisque la passion principale n'apparaît qu'à la fin, suite à d'autres passions précédentes qui n'avaient rien à voir. Si on ajoute le lyrisme de Grémillon, cela fait beaucoup.

Cela reste quand même beau grâce au lyrisme délicat de Grémillon. À noter que Michel Bouquet joue jeune, je ne l'avais pas reconnu.

Un gros 8

19. First Blood (1982)

R | 93 min | Action, Adventure

61 Metascore

A veteran Green Beret is forced by a cruel Sheriff and his deputies to flee into the mountains and wage an escalating one-man war against his pursuers.

Director: Ted Kotcheff | Stars: Sylvester Stallone, Brian Dennehy, Richard Crenna, Bill McKinney

Votes: 205,279 | Gross: $47.21M

Photo soignée.

Film d'exploitation à gros budget très au-dessus de la moyenne.

Malheureusement quelques invraisemblances.

Pas vraiment de placement de produit.

Un gros 9

20. Sex, Lies, and Videotape (1989)

R | 100 min | Drama

86 Metascore

A sexually repressed woman's husband is having an affair with her sister. The arrival of a visitor with a rather unusual fetish changes everything.

Director: Steven Soderbergh | Stars: James Spader, Andie MacDowell, Peter Gallagher, Laura San Giacomo

Votes: 45,214 | Gross: $24.74M

Très théâtral, bavard. Film de scénario. Pas un seul beau plan.

Entre Bergman, un peu de Rohmer et Lars Von Trier.

De surcroît, typiquement ex-chrétien occidental qui se veut la norme, à l'opposé des valeurs de l'Islam (confessions intimes, manque de pudeur, apologie de la masturbation, etc.)

La très séduisante actrice Andie MacDowell n'est même pas spécialement mise en valeur.

Très énervant : personnage de pseudo-artiste hyper-friqué sensé être plus sympa que celui de l'avocat.

Peut-être quand même un jalon dans cette catégorie dominante dans les années '90.

A quand même mal vieilli car parler de sexe est devenu très commun et reste des personnages à l'état d'ébauche, artificiellement motivés par le scénario.

21. Unashamed: A Romance (1938)

66 min | Drama, Romance

Rae Lane entices her workaholic boss to come to a nudist camp in the hopes of winning his heart. Things go swimmingly, until attractive and pert blond Barbara captures his attention.

Director: Allen Stuart | Stars: Rae Kidd, Robert Stanley, Lucille Shearer, Emily Todd

Votes: 72

Fort curieux petit film mélodramatique aux nombreux aspects quasi-amateurs (scénario décousu aux grosses ficelles, maladresse générale, …) qui a pour particularité de se dérouler presque entièrement dans un camp de nudiste.

Les films d'exploitation sur les nudistes, populaires des années 1930 au milieu des années 1960, ont pour caractéristique de faire la propagande (tous les nudistes sourient bêtement, comme dans une publicité) pour le naturisme qui serait bon pour la santé mentale et physique. Dans celui-ci, en plus, sont abordés des thèmes comme le racisme, l'adultère et le suicide, ce qui en fait un cas très particulier.

Deux fulgurances :

  • Des plasticiens nus dessinant des modèles habillés.
  • Une fin qui annonce (inconsciemment ?) "Salo" de Pasolini et l'impasse où conduit la "libération sexuelle".


Le film semble plus long (longueurs alors qu'il est très court.)

22. Anguish (1987)

R | 89 min | Horror, Thriller

A controlling mother uses telepathic powers to send her middle-aged son on a killing spree.

Director: Bigas Luna | Stars: Zelda Rubinstein, Michael Lerner, Talia Paul, Àngel Jové

Votes: 3,029 | Gross: $0.23M

Deux ans après "Démons" de Lamberto Bava, mise en abime un peu lourde et répétitive par Bigas Lunas. Il n'y avait matière qu'à un moyen métrage, c'est longuement répétitif, mais ça vaut 8 car il y a quand même l'actrice de "Poltergeist" (la vieille exorciste) et quelques jolis plans gores, et puis c'est quand même un film pro qui a de la gueule, même si pas vraiment réussi.

23. The Naked Gun: From the Files of Police Squad! (1988)

PG-13 | 85 min | Comedy, Crime

76 Metascore

Incompetent police Detective Frank Drebin must foil an attempt to assassinate Queen Elizabeth II.

Director: David Zucker | Stars: Leslie Nielsen, Priscilla Presley, O.J. Simpson, Ricardo Montalban

Votes: 137,917 | Gross: $78.76M

Parfois joue subtilement avec les codes hollywoodiens, parfois très vulgaire (la réaction dépend de l'humeur).

Daté et très américain (certains gags sont incompréhensibles ou périmés)

Du placement de produit pour Pepsi.

24. It's a Mad Mad Mad Mad World (1963)

G | 205 min | Action, Adventure, Comedy

59 Metascore

A group of motorists hear about a crook's hidden stash of loot, and race against each other across the country to get to it.

Director: Stanley Kramer | Stars: Spencer Tracy, Milton Berle, Ethel Merman, Mickey Rooney

Votes: 35,072 | Gross: $46.30M

Comédie d'aventure à très gros budget (cascades, quelques effets spéciaux, …)

Serait le premier film du sous-genre "comédie épique" qui comprend "Those Magnificent Men in their Flying Machines" (1965) et "The Great Race" -1965 également- (... qui serait le meilleur.)

Le scénario aurait pu être plus travaillé (il y a des longueurs). Les acteurs sont vieux (même ceux qui jouent des jeunes), donnant un côté films pour grand-mères. Apparitions d'une minute sans intérêt de Jerry Lewis, puis de Buster Keaton. Petit rôle de Peter Falk jeune. Couleurs réfléchies. Décors naturels (déserts californiens). Générique de Saul Bass.

Du placement de produit, surtout pour Coca-Cola (trois ou quatre grosses pubs.)

Sympathique divertissement familial du dimanche après-midi.

8+1 = 9

25. Les hautes solitudes (1974)

80 min | Documentary, Biography

Biographical film about Jean Seberg, losely based on Nitschz's Anti-Christ.

Director: Philippe Garrel | Stars: Jean Seberg, Nico, Tina Aumont, Laurent Terzieff

Votes: 249

Que des longs plans de visages.

La solitude c'est l'acteur laissé seul, presque sans indication, devant la caméra qui laisse tourner la pellicule longtemps.

Très minimaliste, repose sur trois éléments : caméra de qualité, lumière soignée et personnalités exceptionnelles (Jean Seberg, Nico, Tina Aumont et Laurent Terzieff.)

À ne pas confondre avec le plus court (52 min) "Le bleu des origines" (1979) dans lequel, selon mon souvenir, Jean Seberg marche sur le toit d'un musée à Paris.

S'il fallait coter cette œuvre hors-norme et hors-critère, ce serait 10-1(en raison de l'incitation à la tabagie)=9

26. Liebestraum (1991)

R | 112 min | Mystery, Thriller

The successful writer and professor of architecture Nick Kaminsky returns from New York to Elderstown to visit his biological mother Lillian Anderson Munnsen that is terminal. Nick does not... See full summary »

Director: Mike Figgis | Stars: Kevin Anderson, Bill Pullman, Kim Novak, Pamela Gidley

Votes: 1,406 | Gross: $0.13M

Grotesque et lourdingue.

Trop de coïncidences et d'invraisemblances. Personnages creux. Certains acteurs surjouent (ce qui est typique des réalisateurs britanniques). Des dialogues ridicules (en tous cas dans les sous-titres français de la copie 35mm d'époque), des blasphèmes et jurons fatigants.

Les défauts du giallo, sans les qualités du giallo. Avec également des éléments d'architecture. Sans soleil, giallo brumeux.

Dans la lignée des David Lynch "Blue Velvet/Twin Peaks (le feuilleton)" sur base d'une scénario de type série "Contes de la crypte" rallongé par des lenteurs, des scènes oniriques, une soupe sonore signée par le réalisateur et de nombreuses scènes de fornication filmées chic/vulgaire.

Avec Kim Novak vieille qui ne quitte pas son lit d'hôpital. Donc en plus : morbide. Elle aurait été beaucoup coupée au montage. Suite à ce film qui devait être son grand retour, la star de "Vertigo" n'a plus jamais tourné.

À noter qu'il y a un important twist final que personne ne comprend/remarque car il n'est pas très clair (les deux amants sont en fait demi-frère et sœur, mais continuent à copuler malgré cette découverte ?) et tout le monde a déjà décroché depuis longtemps.

Je précise que la version sortie en Belgique est celle voulue par son auteur, sans censure, donc avec la scène du bordel. L'infirmière de Kim Novak serait aussi une des prostituées, mais je ne l'ai pas distinguée.

Vu en copie d'époque dans la salle Ledoux en décembre 2013.

4

27. Buzzin' Around (1933)

20 min | Short, Comedy

Fatty invents a liquid with flubber-like properties which makes objects resilient and unbreakable. Unfortunately, in his rush to get out of the house to demonstrate his invention, he ... See full summary »

Director: Alfred J. Goulding | Stars: Roscoe 'Fatty' Arbuckle, Al St. John, Dan Coleman, Fritz Hubert

Votes: 123

Un tout bon court burlesque (serait le dernier film avec Roscoe 'Fatty' Arbuckle), mais surtout un excellent travail sur le son, à l'époque des découvertes des possibilités.

Vu au Nova en copie d'époque en décembre 2013.

10

28. Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

R | 108 min | Drama, Romance, Sci-Fi

89 Metascore

When their relationship turns sour, a couple undergoes a medical procedure to have each other erased from their memories.

Director: Michel Gondry | Stars: Jim Carrey, Kate Winslet, Tom Wilkinson, Gerry Robert Byrne

Votes: 834,596 | Gross: $34.40M

Film de scénario. Scénario de Charlie Kaufman ("Dans la peau de John Malkovich" en 1999 et "Adaptation." en 2002.)

Bonne idée, mais se perd au deux-tiers, des longueurs.

Entre "Je t'aime, je t'aime" d'Alain Resnais, du Woody Allen et "Retour vers le futur"… En plus brouillon, confus.

Vu en copie d'origine dans la sale Ledoux en décembre 2013. Il n'y aurait aucune perte à le (re)voir, par exemple, en DVD.

9

29. High Street (1976)

94 min | Drama

David, an American Jewish painter in Brussels for an exhibit, becomes obsessed with Mimi, a mentally ill Belgium woman. As he uncovers the World War II roots of her disturbance, however, he increasingly manifests her symptoms.

Director: André Ernotte | Stars: Annie Cordy, Mort Shuman, Bert Struys, Guy Verda

Votes: 25

Opposition caricaturale entre le haut et le bas du Sablon. Milieu artistique plein de clichés, pas du tout réaliste.

En fait on ne voit pas tellement la rue Haute, mais la place de la Chapelle, jusqu'au bowling, et le bas du Sablon jusqu'à l'église des Marolles.

Jeu des acteurs over-the-top. De surcroît c'est post-synchronisé, donc vraiment hystérique.

Scénario de bande dessinée, comme "Belle" d'André Delvaux.

À sauver : quelques tronches.

Vu au Nova en copie d'origine sans sous-titre (donc sans doute unique) en janvier 2014.

30. Mr. Nobody (2009)

R | 141 min | Drama, Fantasy, Romance

63 Metascore

A boy stands on a station platform as a train is about to leave. Should he go with his mother or stay with his father? Infinite possibilities arise from this decision. As long as he doesn't choose, anything is possible.

Director: Jaco Van Dormael | Stars: Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger, Linh Dan Pham

Votes: 199,601 | Gross: $0.00M

Commence bien dans la même veine que "Toto", mais se perd rapidement et très longuement dans un scénario et/ou montage-puzzle confus qui plagie les grands Resnais ("Je t'aime, je t'aime", "Mon oncle d'Amérique" et "Smoking/No Smoking"), mélangeant quantité de thématiques (dont l'effet papillon, la théorie du chaos, le big bang, le temps, l'immortalité, j'en passe beaucoup… Thèmes que le cinéaste ne fait qu'effleurer sans nécessité, l'un après l'autre) dans une forme bling-bling pleine d'effets numériques. J'ai regardé la version director's cut qui est beaucoup trop longue. Peut-être la version des producteurs est-elle meilleure ? La coproduction internationale (Montréal-Belgique, etc. , en anglais) déracine le cinéaste. Bref, c'est du Toto édulcoré et boursouflé en superproduction internationale.

Vu dans les meilleures conditions (35mm d'origine) en février 2014 dans la salle Ledoux.

31. The Saddest Music in the World (2003)

R | 100 min | Comedy, Musical

78 Metascore

A musical of sorts set in Winnipeg during the Great Depression, where a beer baroness organizes a contest to find the saddest music in the world. Musicians from around the world descend on the city to try and win the $25,000 prize.

Director: Guy Maddin | Stars: Isabella Rossellini, Mark McKinney, Maria de Medeiros, David Fox

Votes: 5,563 | Gross: $0.67M

Vu en avril 2004 au Nova (avec H. Ancion) sans sous-titres et étais sorti après une demi-heure. Revu en février 2014 dans la salle Ledoux en copie d'origine avec sous-titres.

Mauvais, malgré quelques rares bonnes idées.

Alors qu'il prétend s'inspirer du muet, le réalisateur propose une image gros grain de type VHS très contrasté (pire que du contretype de contretype fait par une stagiaire un lundi matin suivant une cuite), caméra à l'épaule, des cadrages qui n'existaient pas à l'époque et montage saccadé à la Dogme... En réalité un cache-misère qui masque l'extrême pauvreté des lumières, maquillages, décors, etc.

De surcroît, le scénario, d'abord prometteur et offrant quelques bonnes idées, part en couille, oublie le sujet principal pour une confusion aussi fatigante, épuisante que l'image.

Reste Isabella Rosselini qui semble (d'après ce que l'on peut vaguement deviner) très bien, comme souvent.

Vu dans les meilleures conditions (35mm d'origine) en février 2014 dans la salle Ledoux.

4

32. The Prestige (2006)

PG-13 | 130 min | Drama, Mystery, Sci-Fi

66 Metascore

After a tragic accident, two stage magicians engage in a battle to create the ultimate illusion while sacrificing everything they have to outwit each other.

Director: Christopher Nolan | Stars: Christian Bale, Hugh Jackman, Scarlett Johansson, Michael Caine

Votes: 1,079,983 | Gross: $53.09M

Solide film de scénario compliqué déconstruit (il faut un peu s'accrocher au début, le film n'étant pas chronologique, les flashbacks tissent plusieurs rebondissements) original mis en valeur par une mise en scène très académique, plutôt froide, mais très professionnelle, très efficace.

Dans une ambiance victorienne proche des productions de la Hammer, un divertissement à gros budget de bonne facture.

Vu dans les meilleures conditions (35mm d'origine) en mars 2014 dans la salle Ledoux. 9

33. Belladonna of Sadness (1973)

Unrated | 86 min | Animation, Drama, Fantasy

70 Metascore

An evil feudal lord rapes a village girl on her wedding night and proceeds to ruin her and her husband's lives. After she's eventually banished from her village, the girl makes a pact with the devil to gain magical ability and take revenge.

Director: Eiichi Yamamoto | Stars: Tatsuya Nakadai, Katsuyuki Itô, Aiko Nagayama, Shigako Shimegi

Votes: 2,984 | Gross: $0.11M

Dessin animé pour adulte peu animé, mais splendide.

Moins d'une cinquième de ce film est réellement animé (principalement des panoramiques et zooms sur des dessins, mais les parties animées sont magnifiques.)

Les dessins rappellent ceux de Klimt et Egon Schiele et font aussi penser au Dracula d'Alberto Breccia ou à Moebius.

L'histoire (une jeune fille qui vend son âme au diable est devient sorcière) est adaptée de Jules Michelet. J'ai un peu décroché aux deux-tiers.

Vu la copie belge 35mm d'époque, très légèrement usée, au Nova en mars 2014.

10

34. Secretary (2002)

R | 107 min | Comedy, Drama, Romance

63 Metascore

A young woman, recently released from a mental hospital, gets a job as a secretary to a demanding lawyer, where their employer-employee relationship turns into a sexual, sadomasochistic one.

Director: Steven Shainberg | Stars: James Spader, Maggie Gyllenhaal, Jeremy Davies, Lesley Ann Warren

Votes: 77,730 | Gross: $4.06M

Cette comédie sentimentale post-ado californienne à la réalisation plate (respecte les codes du genre) de 2001 est très intelligemment pervertie par une thématique amorale qui sort vraiment de l'ordinaire.

Dans la première demi-heure, la réalisation très conventionnelle laisse croire à un produit très calibré, mais le ver est dans le fruit.

L'actrice est très désirable, comme le veut son rôle (c'est un peu érotique.)

Vu en copie 35mm d'origine dans la salle Plateau.

9

35. The Colours of Iris (1974)

100 min | Drama, Mystery

During the shooting of a film, a strange man enters the set holding an umbrella. He walks into the sea and disappears. The people from the film crew claim that this is a publicity stunt, ... See full summary »

Director: Nikos Panayotopoulos | Stars: Nikitas Tsakiroglou, Vangelis Kazan, Elena Kyrana, George Dialegmenos

Votes: 129

Sorte de "Blow-Up" nouvelle-vague dans le contexte grec de l'époque.

Mais globalement peu passionnant, peut-être en raison du milieu des protagonistes, la bourgeoisie un peu beauf. Bof, bof, mais c'est parfois joli.

8

36. Der Verlorene (1951)

98 min | Crime, Drama, Thriller

German scientist murders his fiancée during World War II when he learns that she has been selling the results of his secret research to the enemy.

Director: Peter Lorre | Stars: Peter Lorre, Karl John, Helmuth Rudolph, Johanna Hofer

Votes: 820

Unique réalisation de Peter Lorre, qui apparaît vieilli et parfois cabotin.

La mise en scène est bavarde et théâtrale.

L'image offre une certaine monumentalité, aidée par les éclairages à l'ancienne. Quelques impressionnants plans de l'Allemagne blafarde d'après-guerre.

La musique est beaucoup trop lourde.

Le scénario accumule maladroitement les couches : ça part, après une pénible introduction (le récit est constitué laborieusement de flash-backs), sur une sorte de film noir avec de l'espionnage, pour bifurquer vers un thriller avec psychopathe (qui rappelle le grand rôle de Lorre "M le maudit"), avant de se terminer dans des intrigues à propos de factions nazies qui s'entre-tueraient à la fin de la guerre (? Je n'ai pas tout compris.)

8

37. Bonnie and Clyde (1967)

R | 111 min | Action, Biography, Crime

86 Metascore

Bonnie Parker, a bored waitress falls in love with an ex-con named Clyde Barrow and together they start a violent crime spree through the country, stealing cars and robbing banks.

Director: Arthur Penn | Stars: Warren Beatty, Faye Dunaway, Michael J. Pollard, Gene Hackman

Votes: 95,236

Par rapport aux films de Roger Corman qu'il a inspirés, celui-ci est beaucoup plus pro, un film de studio avec un budget confortable, les deux acteurs principaux sont idéaux et surtout le solide scénario est parfait. Comme le rythme est fluide et que c'est bien foutu, cela mérite 10.

Les couleurs sont irréelles, avec beaucoup de couleurs orangées (ce n'est pas une copie virée que j'ai vue.)

Des décors 2D peints et nombreuses transparences. Mais la plupart des scènes sont tournées en location.

Placements de produit pour Coca ET Pepsi, comme dans "Dans la chaleur de la nuit" sorti la même année.

Attention, en dépit de la qualité du film et à cause de sa morale, le résultat est plutôt déprimant.

38. In the Heat of the Night (1967)

Not Rated | 110 min | Crime, Drama, Mystery

75 Metascore

An African-American police detective is asked to investigate a murder in a racially hostile southern town.

Director: Norman Jewison | Stars: Sidney Poitier, Rod Steiger, Warren Oates, Lee Grant

Votes: 61,208 | Gross: $24.38M

Par le Canadien protestant Norman Jewison qui mériterait une rétrospective à Bruxelles (semble un peu moins négligé en France et aux USA), le réalisateur -de deuxième division- de "L'affaire Thomas Crown" en 1968, "Rollerball" en 1975, l'un des meilleurs films de SF, "F.I.S.T" (1978) avec Sylvester Stallone, ... Il est connu pour avoir rendu accessible au grand public des thèmes socio-politiques (racisme, syndicalisme, ...)

De loin bien meilleur que sa première suite vue près de deux ans plus tôt, fin 2012, ("They Call Me Mister Tibbs!/Appelez-moi Monsieur Tibbs" réalisée en 1970) qui ressemble à un téléfilm, surtout filmé caméra à l'épaule (je l'avais cotée 7...). Celui-ci a des moments de silence, un rythme plus organique, avec de nombreux décors naturels.

Je cote 9 et pas dix, car il y a quand même un problème : même si l'intrigue n'est que secondaire, prétexte à des réflexions plus ambitieuses (sur le racisme ordinaire de la province du Sud des USA), il s'agit quand même d'un film policier (précurseur du buddy movie) et la fin est précipitée, déconcertante et confuse, en raison d'une médiocre adaptation, bâclée, de roman. J'ai été contraint de chercher des explications sur le Net où j'ai constaté que je ne suis pas le seul à avoir remarqué les lacunes du scénario. De surcroît, quelques lourdeurs (personnages caricaturaux, facilités scénaristiques, ...) C'est un réquisitoire contre le racisme qui manque de finesse.

Le jeu des acteurs est remarquable de précision. Chanson du générique d'ouverture de Ray Charles et musique de Quincy Jones.

Placements de produit pour Coca ET Pepsi, comme dans "Bonnie and Clyde" sorti la même année.

Vu en septembre 2014 une copie belge d'époque bien conservée (mais avec deux ou trois sautes relativement importantes, surtout en bords de bobines) dans la salle Ledoux.

39. The Creatures (1966)

Not Rated | 92 min | Drama, Fantasy

A young mute woman, living in a small village, is expecting a baby. Her husband is at the same time writing a novel and using the villagers as his characters. In the creative process, reality and imagination are constantly intertwined.

Director: Agnès Varda | Stars: Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Eva Dahlbeck, Marie-France Mignal

Votes: 326

Enfin vu en octobre 2014 une copie belge d'origine dans la salle Ledoux.

Du Varda à la Alain Resnais, mais creux, sans but, vain. À rapprocher du travail d'Alain Robbe-Grillet. On note aussi des influence du "Docteur Mabuse" de Fritz Lang et d'Igmar Bergman (jeu d'échec de "Le septième sceau", couple sur une île), mais cela reste très superficiel.

Le premier tiers fait songer à "Muriel ou le temps d'un retour" (1963) avec son montage avant-gardiste haché et sa musique contemporaine excessivement aiguë. La suite, inspirée sans doute par "L'année dernière à Marienbad" (Resnais et Robbe-Grillet) se perd dans du pré"Smoking/No Smoking" (1993) ou "Un jour sans fin" (1993) non abouti. Cela ne mène a rien et, en fin de compte, cela (SPOILER :) n'était qu'un délire de l'imagination du personnage principal, un écrivain. Mais qui s'en soucie ? Tout est trop creux.

Tourné sur l'île de Noirmoutier. Jolie photographie, partiellement de Willy Kurant.

Les acteurs (dont le couple principal des "Parapluies de Cherbourg") sont sous-exploités, en particulier Catherine Deneuve.

Plastiquement original (surtout en raison de la photographie de l'île), mais frustrant.

8

40. Who Finds a Friend Finds a Treasure (1981)

108 min | Adventure, Comedy, Action

On a small pacific island, Alan and Charlie try to find a war treasure left behind by the Japanese army in World War II.

Director: Sergio Corbucci | Stars: Terence Hill, Bud Spencer, John Fujioka, Louise Bennett

Votes: 9,329

Très légère comédie familiale qui ne convient pas à l'éducation du petit musulman.

Par le parfois très grand Sergio Corbucci qui ici n'est vraiment pas convaincant, même dans sa gestion des décors (mélange de style club Med et de banlieue de Miami.)

Plein de bagarres naïves.

Scénario tellement stupide et gags navrants qui font parfois rire si l'on y met de la bonne volonté.

7

41. The Knack... and How to Get It (1965)

Approved | 84 min | Comedy

Cool, sophisticated Tolen (Ray Brooks) has a monopoly on womanizing - with a long like of conquests to prove it - while the naïve, awkward Colin (Michael Crawford) desperately wants a piece... See full summary »

Director: Richard Lester | Stars: Rita Tushingham, Ray Brooks, Michael Crawford, Donal Donnelly

Votes: 2,620

Vu en décembre 2014, une dizaine d'années après avoir vu "A Hard Day's Night" et "Help!" tournés par le réalisateur juste avant et juste après celui-ci. Forcément, ici il manque les Beatles et leur musique.

À la place, nous avons un film très nouvelle-vague, très godardien (tourné entre "Bande à part" en 1964 et "Masculin féminin" en 1966), très nouvelle vague des pays de l'Est avec son côté absurdo-surréaliste, ce film faisant vraiment penser à "Deux hommes et une armoire" (1958) de Roman Polanski.

Ce film qui a gagné la Palme d'or à Cannes semble avoir influencé Godard pour "Masculin féminin" en 1966 (avec son côté sociologique sur la jeunesse) et Antonioni pour Blow Up (1966) vu que ça se passe dans le milieu de la jeunesse insouciante et correspondante aux critères de la mode.

Un des trois acteurs masculins principaux ressemble un peu à Jean-Pierre Léaud.

Malheureusement, le film est basé sur la drague (le "knack", c'est la séduction quand l'homme drague) et les personnages sont très creux.

Il y a un côté sociologique, les personnages étant présentés comme des rockeurs, des "mods" observés par les passants qui font des réflexion très clichés ("Il n'y a plus de jeunesse", "ils sont drogués", "mal élevés", etc.). Le son n'est pas synchro. Soit de la musique, soit ces réflexions en voix-off ou c'est post-synchronisé.

Me suis endormi par ci par là.

8

42. Exotica (1994)

R | 103 min | Drama

A man plagued by neuroses frequents the club, Exotica, trying to find solace - but even there his past hides among him.

Director: Atom Egoyan | Stars: Bruce Greenwood, Elias Koteas, Don McKellar, Mia Kirshner

Votes: 16,751 | Gross: $4.18M

Vu à sa sortie, petit événement au C., j'avais à l'époque même acheté le CD au prix équivalent à 30 euros.

Scénario conventionnel mais présenté sous forme de puzzle non-chronologique, ce qui n'aide pas le spectateur à rester attentif.

L'ambiance du club de strip-tease (totalement irréel) est vraiment exceptionnelle : la musique (indienne électronique) et le son étaient à la pointe, à l'époque et ont très peu vieilli. Les lumières sont travaillées.

Le club est présenté par le scénario comme une création « unique », mais paradoxalement la patronne conseille d'autres lieux équivalents à un client. Contradiction.

Autre film avec "Everybody Knows" de Leonard Cohen.

Revu dans la salle Ledoux en janvier 2015.

9

43. The Things of Life (1970)

GP | 89 min | Drama, Romance

A highway engineer is involved in a car crash, after which, near death, he remembers his life leading up to the accident.

Director: Claude Sautet | Stars: Michel Piccoli, Romy Schneider, Gérard Lartigau, Jean Bouise

Votes: 3,354

"Les choses de la vie" : M'a fait penser aux mélodrames exagérés (avec coïncidences de mise en scène énormes) et assumés du muet. Ici dans la moyenne bourgeoisie parisienne du début des années 1970. 8

44. Spoiled Children (1977)

113 min | Drama

A touching portrait of modern life, whether showing the human dimension of large issues, or deftly detailing the intimate reverberations of a casual love affair.

Director: Bertrand Tavernier | Stars: Michel Piccoli, Christine Pascal, Michel Aumont, Gérard Jugnot

Votes: 169

Vu dans la salle Plateau vers novembre 2014. Joli document d'époque avec ses défauts (libération sexuelle pour les jeunes et jolies femmes et les hommes respectés, adultère présenté comme normal), à la Tanner en plus réaliste, sur les locataires chassés du quinzième arrondissement (anticipe "Chacun cherche son chat".)

C'est co-scénarisé par Charlotte Dubreuil qui se spécialisera dans les petites comédies sociologiques sur le sexe libéré, jusqu'à atteindre un sommet de ringardise : "Elles ne pensent qu'à ça…" en 1993. Étalage vulgaire, entre deux placements de produit pour de la bière ou du champagne, des tracas sexuels d'une détestable famille sans pudeur qui idolâtre l'acte sexuel, dans de l'immobilier spacieux parisien… 9

45. Airplane! (1980)

PG | 88 min | Comedy

78 Metascore

A man afraid to fly must ensure that a plane lands safely after the pilots become sick.

Directors: Jim Abrahams, David Zucker, Jerry Zucker | Stars: Robert Hays, Julie Hagerty, Leslie Nielsen, Kareem Abdul-Jabbar

Votes: 192,791 | Gross: $83.40M

De loin, le meilleur film parodique de l'Histoire.

Délire représentatif de ces années insouciantes, avec un mauvais goût, souvent vulgaire, assumé.

Même si l'efficacité des -très nombreux- gags est inégale, le rythme est vraiment exceptionnellement fluide, il y a une magie, donnée également par la matière du film : la lumière semble plus travaillée que par exemple "The Naked Gun: From the Files of Police Squad!"/"Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?" (1988) dont la réalisation m'avait semblée plus plate, aux couleurs plus fades. Je l'avais coté "8", tandis que j'avais coté 9 "Top Secret!" (1984).

Revu dans la salle Ledoux en mars 2015 une copie d'origine un peu usée (assez nombreuses griffes et un son distordu dans le dernier quart.)

Le plus étonnant est que mes parents, fin 1980 quand j'étais en deuxième primaire, m'avaient emmené voir ce film qui devrait être interdit pour les moins de douze/quatorze ans et que je l'avais pris pour un film très sérieux, pas du tout une parodie comique... J'avais souhaité que l'avion atterrisse et que les passagers soient sains et saufs.

La suite devait être réalisée par la même équipe, mais le studio s'est impatienté et a rapidement sorti une suite réalisée par d'autres, qui serait une copie de la recette. Je l'avais vue à la télé au milieu des années 1980.

10

Vu à la télévision vers 1987, en .avi sur mon MacBookPro vers début 2012 (avais alors coté 7) et en belle copie 35mm d'origine en mars 2015 dans la salle Plateau.

En pellicule il y a un charme technique indéniable (une fête foraine joliment photographiée, portrait de la France du milieu des années '80) qui se perd en numérique.

Crado et trash : beaucoup d'humour pipi-proute-caca radical. L'extrême mauvais goût est complètement assumé.

Malheureusement, cette adaptation de Reiser n'est qu'une suite de petites séquences mises en scène platement. Petit budget, d'exploitation (musique kitschissime et plans nichons/culs gratuits) qui n'atteint pas le niveau de subtilité de la b.d.. Curieusement, alors que le film débute à Paris, après un court détour au Sénégal, la plus grosse partie a pour cadre Cannes, ce qui n'a aucune utilité narrative.

Film sur la solitude et la misère sexuelle masculine, pré-houellebecquien. Surtout sur la fin (après plus d'une heure) qui s'émancipe cinématographiquement et relève de niveau, jusque-là au ras des pâquerettes.

8

47. The Doom Generation (1995)

R | 83 min | Comedy, Crime, Drama